Hestia, la
déesse femme
Hestia est concentrée sur son
expérience intérieure, ce qui la coupe de son intérêt pour les
autres. Elle s’occupe bien d’elle, de ses besoins. Elle se sent
complète, sa vie a du sens, par le simple fait qu’elle est. Hestia
est connectée et en même temps détachée de son essence.
Hestia
est une déesse vierge, comme
Artémis et Athéna, elle n’est pas victime des hommes ni des dieux.
Elle a l’habileté de focuser sur ce qui importe pour elle, sans être
distraite par les besoins des autres. Ce qui veut dire que
lorsqu’une femme a beaucoup de l’énergie de cette déesse, elle n’est
la servante de personne. Une femme Hestia n’est pas pressée par le
temps. Elle aime s’occuper des détails, elle est discrète,
méditative, elle est en contact avec son âme. Elle s’entoure des
gens qu’elle aime.
Elle perçoit ce qui arrive en
regardant à l’intérieur d’elle et en écoutant son intuition. Avec
Hestia dans sa personnalité, la vie d’une femme a une signification.
Souvent, Hestia se sert de son animus
pour avoir un rapport avec l’extérieur, les amis, le travail, parce
qu’elle a de la difficulté à prendre sa place dans le monde. Elle a
une présence physique effacée, elle ne parle pas beaucoup, elle ne
sait pas comment être dans la plupart des situations. Elle doit
apprendre à exprimer ses émotions aux gens qui l’entourent.
Le mot persona, en latin, veut dire
masque. Le masque sert à identifier le personnage que l’acteur joue.
Hestia a beaucoup de difficulté à trouver les masques appropriés aux
situations extérieures. Il lui faut travailler sur cette dimension
qui lui manque, si elle veut cesser de toujours se sentir
inappropriée partout.
Une femme Hestia devient confuse si
elle est en rapport étroit avec des personnes excessivement
intellectuelles ou émotionnelles. Elle aura tendance à invalider sa
manière d’être. Elle doit se rappeler qu’elle a besoin de solitude
et souvent, retourner dans son centre, pour reprendre contact avec sa
nature profonde.
Texte rédigé
par Hélène Simard, traduit ou inspiré du livre de Jean Shinoda
Bolen, M.D. " The goddesses in every woman ".
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